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POILU
1914-2014

poilu I

2014 marque le centenaire du début de la Première Guerre Mondiale. Mais Isabelle Bonzom est depuis longtemps émue par le « Poilu », image emblématique de l’homme ordinaire conduit à la guerre dont la statue orne les places de nombreuses villes de France pour commémorer les soldats tombés durant cette guerre.

Depuis 2012, l’artiste peint le Poilu dans une série qui rend hommage à tous les êtres humains touchés par la guerre et qui porte une réflexion sur la place qu’un conflit tel que la Première Guerre Mondiale occupe, tant dans le paysage urbain que dans la conscience des hommes d’aujourd’hui.

Isabelle Bonzom perçoit la statue qu'elle peint comme un personnage vivant, à la présence dramatique dans le paysage environnant. Elle renoue aussi avec un thème qu'elle a particulièrement traité de 1991 à 2002, celui de la chair.

poilu

« Cette peinture évoque une réalité tout à fait tragique pour moi, et étrangement ce n'est pas de la guerre dont je parle ici.
Ce n'est pas de sang dont la veste de ce soldat est tachée... mais de la lumière des néons du Monoprix. »

Arnaud Faure Beaulieu, galeriste et commissaire d'exposition.

Dans le cadre de l'exposition collective
Sur le front de l'art contemporain
,


le centre d'art de Charenton-le-Pont présente
du 14 novembre au 13 décembre 2014,
la totalité de la série des Poilus peinte par Isabelle Bonzom



" L’art peut être un instrument de combat, d’engagement. Témoin de son temps, il est un langage en soi, un lieu privilégié d’expérimentation, un champ de tension et de confrontation. En bousculant les codes, en repoussant les limites l’artiste se met en danger. Du chaos jaillit parfois la lumière. A l’heure de commémorer le centenaire de la première guerre mondiale, pensons à ceux qui illustrèrent avec force les souffrances et le quotidien des soldats. Aux expressionnistes allemands qui empreints d’une douloureuse désillusion face au désastre voulurent faire la guerre à la guerre. L’art peut être aussi un terrain de résistance, une façon d’envisager le monde hors du cadre établi. En cela, l’exposition nous propose quelques artistes contemporains bien choisis,"
écrit Frédéric Mette, commissaire de l'exposition

 

Espace Art et Liberté 3, place des Marseillais 94220 Charenton le Pont
Métro Liberté Ligne 8 (à 50 m du métro). Du mardi au samedi, de 13h à 18h



" L'exposition présente une série que j'affectionne beaucoup sur le thème du Poilu de la guerre 14 et plus largement une réflexion sur l'évolution du travail de mémoire. En jouant sur les ombres, les noirs et les angles de vue, Isabelle Bonzom nous oblige gentiment à nous questionner sur notre humanité et notre perception, "
estime l'expert en art Thierry Tessier

poilu III
poilu IV

 

 

 

"Isabelle Bonzom peint avec émotion les contradictions. Entre le grand et le petit, entre l'extraordinaire et l'ordinaire, entre la grande histoire et le petit homme. Entre la grande statue et le petit être tombé au combat. Entre le passé et le présent, elle tend un fil et s'interroge et nous interroge sur la présence de cet ornement urbain que nous avons assimilé à nos images quotidiennes. Elle recrée la vie dans cette carapace de représentation, dans ce souvenir forgé, figé, de matière, qui prend les places au cœur de nos villes. Observons attentivement car il se pourrait bien que soudain nous percevions les souffles, les battements de cœur, les respirations et que nous croisions les regards de ces êtres vivants, "

Valérie Fruaut, adjointe à la Culture de Charenton

 

Tiré du texte inaugural présentant l'exposition "Sur le Front de l'art contemporain"

Dans son livre Collector sur les collectionneurs d'art contemporain, publié à Séoul, la journaliste et commissaire d’exposition Eunju Park consacre un long chapitre à la peinture d'Isabelle Bonzom. Eunju Park estime que la démarche de cette artiste souligne le pouvoir constructif et bienfaiteur de l’art sur l’être humain. Eunju Park a également demandé à une quinzaine de collectionneurs d’Isabelle Bonzom pourquoi ils ont choisi ses oeuvres et ce qu’elles leur apportent. Dans ce contexte, le maire de Charenton donne son point de vue sur "Poilu, I - Coup de Grâce" rentré dans les collections de la Ville de Charenton:

« La scène que décrit ce tableau attire immédiatement le regard par l’originalité, la puissance et l’atmosphère très particulière qu’elle exprime. Deux mondes cohabitent, pourtant si différents, voire même indifférents l’un par rapport à l’autre. Un trait de lumière éclabousse le soldat conquérant, symbolisant le passé glorieux, le sacrifice étant admirablement mis en majesté par l’artiste. La puissance de l’évocation de ce guerrier est renforcée par la scénographie nocturne. Il y a, en même temps, un décalage entre le caractère désuet de cette représentation patriotique et la vie de tous les jours, la ville, ses commerces, son activité pacifique. Au-delà de la superposition de deux thèmes qui pourraient s’apposer, cela ne signifie-t-il pas que le sacrifice de cet ancêtre glorieux permet aujourd’hui à ses enfants de vivre et à la ville qui l’entoure de s’être développée dans la prospérité et la paix ? »

Jean-Marie Brétillon, Maire de Charenton-le-Pont, Conseiller Général du Val de Marne



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