BIOGRAPHIE |
|
![]() |
Isabelle Bonzom est peintre. Actuellement, son atelier se situe à Charenton, près de Paris. Elle est née le 31 décembre 1964, en Vendée. En 1988, elle a obtenu le Diplôme National d’Expression Plastique (Bac+5) à l’Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rennes. Retenue pour séjourner à la Cité Internationale des Arts à Paris, elle a complété sa formation, en post-diplôme, pendant trois années à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, auprès d’Henri Cueco et à l’atelier fresque ( cf.cv). Les musées de Saint-Maur-des-Fossés et des Traditions de l’île de Noirmoutier ainsi que la Ville des Herbiers possèdent des œuvres d’Isabelle Bonzom. Sa peinture est présente dans des collections privées en France et à l‘étranger.
|
| La
peinture d’Isabelle Bonzom est un ensemble de synergies. Lien
entre le médium et le support. Rapport entre la peinture et le
sujet. Dialogue avec l’environnement. En effet, pour l’artiste,
la peinture, liée à la vie, peut être partout, sur
la toile, certes, mais aussi, sur le bois, la terre cuite, le mur…
La peinture peut s’insérer aussi bien dans l’espace
privé que public, à l’intérieur qu’à
l’extérieur. Fondamentalement, pour Isabelle Bonzom, la
peinture est lieu de réflexion et d’expérimentation.
Elle aime jouer avec les idées reçues et n’hésite
pas à utiliser, par exemple, l’aquarelle sur les murs.
Toute réalisation est, alors, une nouvelle aventure. |
![]() |
![]() |
C’est ainsi que le Musée de Saint-Maur, en région parisienne, en 1992, puis, le Musée des Arts et Traditions de l’île de Noirmoutier, en 1996, ont donné carte blanche à Isabelle Bonzom pour intervenir en fonction de leurs collections. Pour ce type d'exposition personnelle, l’artiste prend en compte l’espace réel. L'exposition dépasse ainsi les murs du musée et commence dès les alentours. Isabelle Bonzom est aussi amenée à intervenir dans les jardins. En 2002, elle peignait sur les roches du Jardin de Brocéliande, en Bretagne. En 1998, elle était invitée par le commissaire d'exposition, Olivier Delavallade, à l’Art dans les Chapelles, dans le Morbihan. Isabelle Bonzom a pris en considération l’intérieur et l’extérieur de la chapelle où elle exposait sa série de visages. Cette manifestation d’art contemporain a pour souci de relier différents publics, celui de l’art actuel, celui du patrimoine, de même que les randonneurs. Isabelle partage cette préoccupation. En effet, le regard du spectateur et sa déambulation sont, pour elle, primordiaux. Par un jeu d’analogies, d’intégration et de décalage, ses peintures « animent » l’espace. En flânant, le spectateur découvre alors par lui-même, s’interroge, puis s’approprie l’œuvre. |
| Dans cette optique, Isabelle Bonzom reçoit régulièrement des commandes de particuliers. Elle répond aussi à la commande publique. En 2000, les services pénitentiaires et la DRAC-Bretagne lui ont commandé un ensemble de trente peintures murales à la Maison d’Arrêt de Saint-Malo. Un catalogue retrace cette intervention initiée et soutenue par les Ministères de la Justice et de la Culture. Isabelle Bonzom travaille aussi régulièrement avec des entreprises. En 2002, à Chatou, en région parisienne, elle a réalisé un ensemble de peintures murales pour le cabinet allemand de consultants Metaplan. Au Château d’Ardelay, aux Herbiers, en Vendée, Isabelle Bonzom a présenté en 2003, à travers une sélection de plus de soixante-dix peintures, des séries qu’elle traite conjointement depuis 1990 : viande, corps, visage, paysages urbain, agricole et portuaire. Un catalogue a été publié à l'occasion de cette exposition rétrospective, il est composé de textes de philosophes et d’historiens de l’art ( cf. rubrique: articles et entretiens) |
![]() |
| Dans le travail d’Isabelle Bonzom, le thème général et récurrent de la chair est une métaphore possible de la peinture en tant que corps de l’image. Le paysage en chantier laisse à nu la terre. Chairs et excavations évoquent les métamorphoses de l’être vivant et de son environnement. Depuis 2003, les thématiques se rejoignent. L'humain et le végétal envahissent, par exemple, le paysage urbain. En 2005, Isabelle Bonzom a participé à la Foire d'art contemporain Art Brussels avec la Galerie Taché-Lévy. Isabelle a montré également 18 peintures au Centre d'art de Charenton, près de Paris, dans l'exposition La peinture pour langage. En avril 2006, la galerie Taché-Lévy a présenté une nouvelle fois le travail d'Isabelle Bonzom à Art Brussels. La revue d'art et littérature Éponyme a consacré un article à la peinture murale d'Isabelle dans son numéro du 1er semestre 2006. 2006 est aussi la sortie du catalogue Le vif du sujet/ The heart of the matter basé sur une conversation avec le critique d'art Pierre Sterckx. En septembre et octobre, la galerie Taché-Lévy a organisé l'exposition Trois peintres: Isabelle Bonzom, Caroline Lejeune, Julie polidoro. |
|
| À Paris, le galeriste Grégoire de Gaulle présentait, en février 2007, l'exposition Isabelle Bonzom, peintures, montrant une vingtaine de tableaux et d'aquarelles de l'artiste dans la Galerie d'Est et d'Ouest. En mars 2007, la manifestation Peintures vives regroupait à nouveau le trio Polidoro-Lejeune-Bonzom, cette fois à la Mairire du 1er Arrondissement et à la galerie 1ère Station, à Paris. Cf. Expositions. En juin, Virginie Boissière, commissaire d'exposition, a organisé une exposition collective à Brooklyn, à New York. Elle a choisi d’y présenter une dizaine d'aquarelles d'Isabelle, peintes de 1997 à 2007, tirées de trois séries: arbres, bulbes et corps masculins. En novembre et décembre 2007, Isabelle Bonzom a présenté Paysages, un parcours pictural au sein de l'entreprise, une exposition personnelle spécialement conçue pour le siège français de l’entreprise américaine Sara Lee. Par ce projet, l'entreprise a renoué avec l'initiative prise par le fondateur de Sara Lee au début du XXème siècle, collectionneur de Matisse, Bonnard, Vuillard ou Braque à Chicago, en introduisant l'art actuel dans l'entreprise.
|
![]() |
![]() |
En
janvier 2008, le magazine Pratique des Arts a interviewé Isabelle
dans son atelier et un article de 4 pages sur sa peinture est paru dans
ce mensuel à la fin du printemps. "Une nouvelle peinture,
c'est toujours une nouvelle expérience, une aventure qui commence.
Il s'agit de garder l'esprit et l'œil bien ouverts" dit
la peintre interviewée dans ce magazine. Lire
l'article d'Alexandra Bourré Après une première collaboration réussie avec le galeriste Grégoire de Gaulle en 2007, Isabelle a élaboré, en 2008, un nouveau projet important avec ce galeriste parisien. À la galerie d'Est et d'Ouest, Grégoire de Gaulle a donc monté une seconde exposition personnelle d'Isabelle en mai et juin. Composée d'une vingtaine de tableaux récents, l'exposition intitulée Love explosion présentait les recherches de l'artiste sur la peinture en tant que corps vivant et sensuel. Des scènes de rapprochements entre les êtres sont suggérées. Mais l'humain se fond à son environnement: paysages naturels luxuriants ou forêts urbaines foisonnantes. Émerge alors une vision amoureuse de l'environnement. Love explosion a présenté aussi une série de nus plongés dans des atmosphères nocturnes. La peinture vitaliste d'Isabelle Bonzom invite à une vision constructive et aimante de la peinture, du rapport au corps et au réel. |
| L'exposition Love explosion fut l'occasion de proposer également au public des rencontres avec des critiques d'art qui ont écrit sur la peinture d'Isabelle Bonzom. Baldine Saint Girons, philosophe de l'art, et Pierre Sterckx, critique d'art et chroniqueur dans l'émission L'objet du scandale sur France2, ont ainsi dialogué à propos des recherches de l'artiste. Lors d'une autre rencontre, durant l'exposition à la galerie d'Est et d'Ouest, Eurydice Trichon-Milsani, écrivain et historienne de l'art, et Paola Cocchi, ethno-psychothérapeute et critique d'art, ont conversé sur la démarche d'Isabelle. Ces propos sur l'art furent vivement appréciés par le public. Extraits de ces conférences, Regards croisés, I et II: Baldine Saint Girons/Pierre Sterckx et Eurydice Trichon-Milsani /Paola Cocchi. En septembre 2008, Isabelle, également muraliste, réalisait une fresque en Provence, conçue en fonction du site. Inspirée par le bâtiment en partie troglodytique et proche du Verdon et de la Méditerranée, cette fresque traite du thème du monstre terrestre et aquatique. Sur l'enduit frais, Isabelle a peint une pieuvre à la fois monumentale et protectrice des lieux. Les couleurs, la souplesse et le sens de l'adaptation de ce céphalopode fascinent l'artiste qui y voit l'emblème de l'art de la fresque. Isabelle Bonzom est une des rares spécialistes du buon fresco. Elle enseigne cette technique de peinture sur enduit fait de sable et de chaux dans le cadre de stages organisés par la Ville de Paris. Son enseignement s'adresse à des professionnels et des étudiants en art. Isabelle Bonzom est l’un des rares artistes contemporains à maîtriser la peinture à fresque. Elle est l'auteur d'un traité sur la fresque publié par les éditions Eyrolles en 2010. En 2008, la galerie Peirce, à Paris, a entrepris une collaboration avec l'artiste. En octobre, Robert Peirce montrait ainsi une vingtaine d'oeuvres d'Isabelle Bonzom à la foire d'art contemporain Art London. Sur les thèmes du chantier et de l'arborescence, un ensemble important de peintures d'Isabelle fut donc présenté pour la première fois à Londres. Voir:Expositions |
![]() |
|
Actuellement, le travail d'Isabelle Bonzom est représenté par la Galerie Peirce et la Galerie d'Est et d'Ouest à Paris, la Galerie Heine, à Strasbourg et, à Séoul, à la 1-2-3 Gallery. |
|